Il y aura toujours
une place
sur la fenêtre
de la page
pour une paillette
une étoile
la note
d’une cloche
une touche
de couleur
une goutte
de gouache
que je dédie
au rire
de la fillette
intérieure
ANdrée GEraldine
Il y aura toujours
une place
sur la fenêtre
de la page
pour une paillette
une étoile
la note
d’une cloche
une touche
de couleur
une goutte
de gouache
que je dédie
au rire
de la fillette
intérieure
ANdrée GEraldine
Le vrai luxe, c’est de “créer” sans se soucier de “produire”, de “montrer”. Écrire, dessiner, peindre, chanter gratuitement, sans intention autre que celle d’écrire, de dessiner, de peindre, de chanter. Faire de la création un processus, un chemin le long duquel la destination n’importe pas.
Pour moi, c’est
pour le plaisir, juste pour le plaisir d’”être” en “créant”. Je crois qu’à ce moment-là, c’est moi qui deviens l’œuvre accomplie et que tout ce que je crée me regarde exister.
Géraldine

L’encrier est sec
Elle puise dans son cœur
un peu de couleur
et fait vite éclore
une goutte qui subsiste
en son souvenir
pour que le dessin
existe dans son regard
Puis elle se dit
La fleur du silence
me regarde sur la page
Me voilà parfaite
©Géraldine
Le livre papier Guérir avec mon cahier ; La pratique du journal de guérison est né. Disponible dans quelques jours.

Je reviendrai vers vous, une fois le livre sorti, pour une présentation exhaustive.
Géraldine
Écrire sur l’épaule de l’ami
dans le sable à fleur d’écume
dans la terre d’automne
dans le limon que la rivière charrie
sur la toile d’araignée étoilée de rosée
au cœur de la mousse qui recouvre les racines
au milieu des cendres de l’encens consumé il y a un instant
entre les plis du drap que la main du plaisir a froissé
dans la neige que balaie le vent
dans la poussière du chemin après la course des enfants
sur les feuilles qu’un souffle disperse aussitôt
sur ce halo de buée au centre du carreau
dans l’argile que pétrissent ensuite les doigts rapides de l’artiste
Écrire pour être le témoin de son propre effacement
Écrire pour dire la disparition de cette trace
puisque personne ne s’en souviendra
Éprouver ce qui se murmure
dans le cœur des moines tibétains
qui éparpillent au loin
d’une simple foulée
leurs mandalas
qu’ils ont constellés
heure
après heure
de coquillages
de perles
de pétales
et de couleurs
Écrire pour redonner
tout le silence
à l’univers
tout l’univers
au silence
qui a toujours été là
bien avant
le mouvement
de nos lèvres
Géraldine
Il n’y a pas longtemps, une amie, passionnée d’écriture comme moi, à laquelle je raconte que j’ai conservé la vieille machine à écrire de mon adolescence, me suggère :
– Essaie de réécrire avec !
Résignée, j’objecte :
– Mais le ruban est sec !
– Essaie ! On ne sait jamais ! Fais défiler le ruban en tapant comme avant… Si cela se trouve, il y a peut-être quelque part une zone d’encre encore active qui te permettra d’imprimer quelques mots, quelques phrases…
Faire défiler le ruban… Remonter le temps, quand il était neuf… Retrouver mon écriture fertile… Et me voici partie en quête du cœur de l’encre vive…
J’enroule une feuille de papier blanc. Le rouleau noir grince et le papier crisse lorsque tous les deux se rencontrent, comme au cœur de mon adolescence. Au moment où je glisse la feuille dans la machine, il me semble que le temps ne s’est pas écoulé et qu’il a gardé pour moi son encre ancienne. J’approche ma chaise et je retrouve la même posture qu’il y a trente ans, penchée de curiosité sur ce qui s’apprête à apparaître, l’index appuyant sur chaque touche, lentement… Je n’ai rien oublié de ma pose. J’ai conservé intacte la même envie d’écriture qu’imprime chaque mouvement dans ma main – une pulsion, une pulsation, une force instinctive… Et, lorsque j’actionne les touches qui se lèvent et frappent le papier dans un claquement strident, mon cœur bat plus vite.
Qu’est-ce que le temps, sinon un ruban que l’on peut faire défiler dans une attentive et lente rétrospective ? Il me semble que je tape au rythme de mon sang, que j’entre dans cette artère de lumière qu’est la page pour retrouver la source de l’Écriture elle-même, celle à partir de laquelle mon envie d’exister a commencé. À cet instant, je ne suis poussée que par un seul désir : celui de ranimer le cœur de l’encre, de refaire circuler le sang de l’écriture. Tout mon corps me fait signe qu’il est en accord avec le pouvoir de mon intention. Un pied devant l’autre comme si je me mettais en route. Ma main gauche mobilise la touche Espace, tandis que ma main droite actionne les lettres. Mes bras accompagnent de leur rythme cette traversée de la page. Le chariot avance. Je ne souhaite pas taper un texte cohérent. Je sollicite n’importe quelle touche au hasard. Les lettres se succèdent en désordre. Leur scansion qui heurte la feuille est le seul souffle, le seul rythme auxquels je me fie. Le papier défile. Le ruban se dévide. Mon écriture n’est qu’une longue phrase improvisée, sans aucun sens, un chemin invisible que je trace au fur et à mesure de mon exploration dans la neige d’un paysage inconnu. Finalement, où suis-je ? Où en suis-je ? Suis-je la même que lorsque j’étais cette frêle jeune fille ? À mesurer ma fermeté enthousiaste, mon espoir de trouver une destination, mon besoin d’atteindre ma destinée dans l’écriture, je le crois.
Cependant, face à cette nostalgie que j’éprouve devant ce ruban qui tremble – parce qu’il n’est plus assez tendu, plus assez alerte -, je prends conscience que beaucoup de temps a passé. La sonnerie tinte au bout de la ligne : mise en garde que j’outrepasse les limites, que les mots risquent de déborder en dehors du cadre du papier, bien que ma phrase infinie se poursuive dans le vide.
Retour à la ligne.
Le papier se déroule sans rien révéler apparemment de ce que j’attends.
Est-il encore si loin, ce centre névralgique,
d’où l’encre peut jaillir, aussi nette que jadis ?
Et, tandis que j’arrive à la deuxième moitié du rectangle, ma mémoire inscrit dans cet espace de silence mes tout premiers instants d’écriture. Elle me murmure :
– Certes, tu te souviens de ces jours pluvieux où tu as écrit pour la dernière fois sur cette machine ! Tu regrettes ce point final que tu as posé sans le savoir ! Mais, revois les longues heures d’écriture…
Revois les textes de tes quatorze ans auxquels tu as donné naissance, là-bas, à l’ombre de ce marronnier, sous lequel tu t’étais assise avec ta machine, au cœur de cet après-midi d’août. Les feuilles du marronnier projetaient leur ombre grise sur tes paragraphes et tes strophes qui prenaient forme. Relis ces titres : La Lampe à pétrole ; Le Bateau abandonné ; Rencontre avec l’Amie. Tu te souviens de cet excipit ? Si douce est la lueur de ton âme ? C’est grâce à cette machine à écrire que tu as remporté ce concours d’adolescente ! Toi qui croyais que l’on ne te voyait pas, revois la brindille qui tombe entre deux touches et que tu disperses de ton souffle, avant de suivre le cours de ton inspiration ! Ne suis-je pas, moi aussi, ta machine à écrire ?
Tandis que je me surprends à sourire, la feuille glisse tout entière de l’autre côté. Puis elle se détache du rouleau, naturellement. Feuille virginale. Je suis arrivée au bout du ruban. Sans apercevoir le moindre signe.
Bien sûr, je soupire, me résigne… Ce ruban est à jamais aride. Il n’y a plus qu’à l’ôter du chariot et à le jeter. Faire le deuil des regrets, de ce que j’ai bien ou mal écrit ou de ce que j’aurais pu écrire.
Mais, alors que je m’apprête à poser cette page vierge sur la pile, je me penche, mue par une sorte de réflexe, de souhait de vérification instinctif.
Et, que vois-je au centre de la page ?
Un frêle point noir, où se confondent tous les mots que j’ai enfantés avec ceux que j’enfanterai encore, jusqu’au point ultime de ma vie…
Un point minuscule, imprimé par un tout petit peu d’encre qui a résisté, subsisté malgré toutes ces années, sur ce ruban desséché.
Un point petit comme un grain de moutarde, à partir duquel je peux continuer à écrire. Telle est ma foi en la vie.
En effet, même si je me retourne pour constater que tout, inexorablement, s’efface,
et même si j’avance toujours vers le blanc,
tout reste à vivre et, par conséquent, à écrire.
Il me suffit d’insérer entre le papier et le clavier, les mots et moi,
le ruban de l’avenir.
Géraldine Andrée
Les épreuves de la vie sollicitent les quatre émotions de base, la peur, la tristesse, la colère, la joie, et toutes leurs variantes, leurs nuances – celles-ci s’entremêlant souvent ou l’une cachant l’autre (je vous renvoie à la roue des émotions ci-contre). L’écritothérapie est une forme d’art-thérapie qui permet de travailler sur ses émotions après les avoir définies. Je propose à toutes celles et à tous ceux qui s’adressent à moi des techniques d’écriture efficaces qui libèrent la psyché de l’emprise émotionnelle et mnésique qu’exercent certains souvenirs ou le retour du refoulé, après un traumatisme. Biographe familiale, praticienne en psychothérapie et en art-thérapie, j’ai moi-même vécu des épreuves difficiles (famille maltraitante, deuils successifs, harcèlement moral professionnel) qui m’ont amenée à explorer mes ressources intérieures. Les exercices que je propose ont fait leurs preuves sur ma santé psychique. Le milieu médical et scientifique a validé par des études fiables le pouvoir de guérison de l’écriture. Je vous renvoie pour cela à l’ouvrage Écrire pour se soigner : La science et la pratique de l’écriture expressive de James W.Pennebaker et Joshua M.Smyth.
Comment cela se passe-t-il concrètement ? Vous n’aurez besoin que d’un cahier, d’un stylo, éventuellement de quelques crayons ou feutres de couleur.
Les séances peuvent s’effectuer en réel comme à distanciel (skype, google meet, messenger, zoom). Les séances d’écritothérapie fonctionnent comme les séances de psychothérapie : à l’unité. Elles durent environ une heure. Comme elles peuvent être intenses, prévoyez aussi quelques mouchoirs. Vous pouvez refaire les exercices chez vous ou écrire entre les séances dans votre journal, puis me présenter vos écrits à la séance suivante. En écritothérapie, la syntaxe, la grammaire et l’orthographe n’ont aucune importance. Seul importe le langage métaphorique de l’inconscient. D’ailleurs, les erreurs de graphie, la dislocation syntaxique, l’absence de ponctuation, le lapsus calami (en écrivant) révèlent le conflit interne et constituent donc des points importants d’analyse. L’écritothérapie ne se substitue à aucun traitement médical. Vous devez donc continuer vos traitements en amont, voire compléter les séances par une cure psychothérapeutique ou psychanalytique.


70 euros la séance
On le sait, les traumatismes incrustent dans le psychisme l’émotion de la peur.
Phobies, obsessions, tics et tocs, angoisses…
Ensemble, nous aiderons votre peur à s’exprimer. Nous ferons sortir les monstres de l’armoire de votre inconscient ; nous les regarderons dans les yeux et nous ferons leur portrait. Souvenez-vous : Comme pendant l’enfance, faire le portrait du monstre qui terrorise permet de l’éloigner. Avec la couleur violette qui symbolise la peur, nous aurons recours à des images, symboles, associations d’idées qui la représentent. Puis, avec la couleur verte de l’apaisement, nous verrons comment trouver une issue à cette peur. Vous projeter dans un conte en héros vainqueur, inventer par un poème une fin heureuse à un cauchemar, transformer le scénario d’une épreuve dans une nouvelle ou un récit court… Ce ne sont que quelques exemples d’écritothérapie qui vous permettront d’ouvrir la porte sur votre liberté. À l’écriture, nous pourrons joindre d’autres techniques d’art-thérapie comme le dessin, le collage, la mise en voix du texte.

70 euros la séance
D’une épreuve importante découle l’émotion de la tristesse.
Déprime, dépression, burn-out, épuisement… Je connais bien ce pays de la mélancolie (terme qui désignait la dépression au dix-neuvième siècle, autre variante du spleen baudelairien), composé de lacs profonds, de longues ombres, de rochers noirs… Dans ce paysage, vous errez, seul, sans parvenir à le quitter pour un paysage intérieur plus accueillant.
Ensemble, nous ferons dialoguer les différentes parties de vous-même – celle qui est négative, pessimiste, qui vous serine toujours « À quoi bon ? », la pulsion de mort ou Thanatos et celle qui est positive, optimiste, qui fait remonter la sève de l’énergie en vous et qui vous murmure « Avance ! Le voyage vaut le coup ! »
Mot après mot, je vous guiderai vers votre lueur non éteinte. Il suffit, parfois, d’un poème pour retrouver cette flamme qui était seulement cachée. « La nuit n’est jamais complète… » affirme le poète Paul Éluard.
Nous pourrons aussi utiliser la technique d’écriture de la liste afin que vous repériez et semiez les petites graines psychiques et spirituelles qui vous feront grandir, fleurir… Nous réinstaurerons la communication entre votre corps et votre âme que vous avez cessé d’écouter, parce que la voix de votre ego était beaucoup trop forte.
Nous alternerons les couleurs (le bleu pour la tristesse et le jaune pour l’énergie de l’espoir) afin de réinstaurer ce dialogue entre votre côté obscur et votre côté lumineux, car la lumière est toujours rendue visible et mise en valeur par l’obscurité.

70 euros la séance
Souvent, après un traumatisme, la colère est cachée par la tristesse. On croit que l’on est triste alors qu’en vérité, c’est un volcan qui bout dans le cœur. Or, on le sait, une colère refoulée est ensuite somatisée, c’est-à-dire mise en langage par différents maux physiques, tels que les ulcères, les infections et, dans le pire des cas, les cancers.
Une séance d’écritothérapie vous permettra de puiser dans votre inconscient les métaphores qui exprimeront votre colère. De même, écrire vous invitera à crier et à faire en sorte que ce cri traverse la page, faisant fi de toutes les marges, de toutes les lignes, de tous les espaces. Écriture tricotée (phrases s’écrivant sur les phrases précédentes), syntaxe disloquée, associations d’images qui se heurtent, s’entrechoquent, confrontation de vos contradictions internes par un récit, un dialogue théâtral, un poème… La colère descendant le long de votre stylo vous remettra en contact avec votre pulsion de vie, votre énergie matérialisée par le flux de l’encre. Une fois que cette émotion aura été reconnue, exprimée, entendue, nous pourrons la cadrer en appliquant des consignes d’écritothérapie bien précises (reprises anaphoriques, exercices vous invitant à dessiner vos phrases, à leur faire suivre le rythme de votre souffle…).
Les couleurs nous seront d’un précieux recours. En effet, toutes les gammes de rouge (vermeil, grenat, incarnat, pourpre) seront des indices sur l’intensité de votre colère et comment celle-ci peut aussi se situer à la limite de la peur ou de la tristesse (avec l’utilisation de la couleur mauve ou violacée, par exemple).

70 euros la séance
L’écritothérapie – associée à l’art-thérapie – vous montre le chemin qui vous mène à la rencontre de votre ombre. En effet, comme le dit Carl Jung, on ne peut mettre en valeur sa part lumineuse si l’on ne regarde pas en face sa part d’ombre. Ignorer celle-ci, c’est projeter sur les autres ce que l’on ne veut pas voir en soi ; ce qui explique les phénomènes de maltraitance, de violence, de mobbing dans notre société en perte totale de valeurs spirituelles. Initier une séance d’écritothérapie, c’est donner un rendez-vous à son ombre, comme à sa meilleure amie, autour d’une tasse de thé, de café. De quoi allez-vous parler ensemble ? Nous retranscrirons cette conversation. En effet, dialoguer avec votre ombre, c’est apprendre à vous connaître entièrement et à vous accepter inconditionnellement. Pour vous donner une idée de la manière avec laquelle vous pouvez vous adresser à votre ombre, je vous renvoie à la page : Viens, mon ombre, je t’invite à boire un cappuccino !

70 euros la séance
Parfois, ces ombres nous sont également léguées par nos ancêtres. Il est des émotions tellement violentes, obsédantes, enfouies aux tréfonds de nous qu’elles ne peuvent avoir été inscrites que par le passé de nos ancêtres. Nos émotions de peur, de colère, de tristesse constituent la trace de ces mêmes émotions éprouvées par nos aïeux. En quelque sorte, elles sont gravées dans notre psyché. Mais nous pouvons les déchiffrer. En effet, lire l’indicible permet d’ôter certains déterminismes et patterns qui provoquent inéluctablement ces mêmes émotions négatives. Comme le dit Jung, « tout ce que l’on ne ramène pas à la conscience revient sous forme de fatalité« . Il est donc très important, pour ne plus être une feuille ballottée par le vent de la vie, de circonscrire ces émotions sur le papier, de les définir et de leur dire en face : « Mes émotions, je sais d’où vous venez ».
Le génosociogramme va nous aider. Qu’est-ce que le génosociogramme ? C’est un arbre généalogique mis au point par Anne Ancelin Schützenberger, différent de l’arbre généalogique traditionnel. J’utilise cette technique en biographie psychogénéalogique et aussi en écritothérapie. Sur de grandes feuilles de papier A3 et avec deux stylos de couleur (bleu pour le positif – rouge pour le négatif), je vous aide à élaborer votre génosociogramme en partant de vous (votre date de naissance, les événements marquants de votre passé, votre métier, votre situation sentimentale, vos goûts, vos valeurs, vos passions…). Puis, nous remontons jusqu’aux branches précédentes, afin de déceler les phénomènes de répétition, les non-dits, la transmission, certes, des traumatismes, mais aussi des missions transgénérationnelles – le rôle que la famille vous a assigné pour différentes raisons (remplacer un enfant mort par exemple) et qui, très souvent, n’a rien à voir avec votre mission terrestre. Pour comprendre l’enjeu de l’hérédité de telles loyautés, je vous renvoie à La mémoire transgénérationnelle chez Victor Hugo.
Suite à ce travail particulier d’écriture, vous pourrez enfin faire des choix qui vous correspondent en toute conscience, écrire la vie qui est la vôtre, avec vos ressources, dons et talents légués ou innés.

70 euros la séance
S’il est bien un sentiment universel qui mobilise tellement l’être qu’il dépasse l’entendement, c’est l’Amour. « Le cœur a ses raisons que la Raison ne connaît pas. » Telle est la maxime du philosophe Pascal. Lorsque l’on aime intensément, profondément, douloureusement, on chemine à travers l’irrationnel, on expérimente l’indicible. Passion, chagrin d’amour, dépendance affective… Dès lors, comment trouver les maux d’amour ou laisser éclater celui-ci au grand jour ? En effet, un amour non dit, non avoué peut être ravageur pour la psyché, car il revient sous la forme de culpabilité ou de remords. « Ah ! Si seulement je lui avais dit que je l’aimais, avant qu’il ne meure, qu’il ne parte…«
Je peux vous aider à cerner tout l’éventail de vos sentiments. Lettre de rupture ? Lettre de pardon après un divorce, un conflit ? Le fil des mots cicatrisera votre blessure, afin que vous puissiez traverser le deuil de cette relation et renaître. Déclaration d’amour ? Je vous guiderai pour que votre aveu vous permette de confier à l’Autre l’intensité du sentiment éprouvé, sans pour autant basculer dans un lyrisme exacerbé. La poésie peut être également un chemin pour mettre à jour la passion qui vous anime, sans perdre votre identité, sans vous laisser aliéner par elle, mais pour qu’au contraire, elle soit à la source d’une pulsion de vie créatrice qui ouvrira vos ailes intérieures.
Nous ferons de ces séances d’écritothérapie une exploration à la fois esthétique et méditative. Écrire à l’encre, lentement, avec une plume de l’ancien temps… Coller des fleurs, dessiner des cœurs, déposer un sceau rouge. Les mots s’uniront aux motifs artistiques. L’écriture se fera calligraphie. Vous serez le grand organisateur de ces noces sur le papier entre la rédaction et le dessin. Une fois la lettre cachetée dans une belle enveloppe, envoyée – ou pas, après tout, les mots d’amour peuvent aussi rester secrets ! -, vous lâcherez prise en sachant que la vie vous soutient dans votre démarche. Et si vous êtes célibataire, veuf ou divorcé, nous nous donnerons comme priorité d’écrire et d’adresser des lettres d’amour… à vous m’aime !

70 euros la séance
Une séance d’écritothérapie vous permet de vous offrir un rendez-vous avec vous-même. Lâchez prise concernant les attentes conventionnelles de l’écriture. Au contraire, laissez vous porter par le flux de l’encre pour vous abandonner ensuite au flow de la vie. Sentez-vous libre de vous exprimer, sans défi littéraire, sans exigence formelle. Le but de l’écriture dans le cadre d’une telle séance est de reprendre confiance en vous, après les épreuves qui vous ont marqué, faire de la trace de l’écrit intime une cicatrice. Ainsi, la page sera non seulement un prolongement de votre peau (le texte représentant votre corps qui avance, qui se remet en mouvement), mais également un pays-refuge pour votre psychisme, un espace-temps dans lequel vous vous reposerez, une parenthèse où vous reprendrez votre souffle (pour ensuite être mieux inspiré dans la conduite de votre vie). De séance en séance, vous verrez combien la page se métamorphose, reflétant le processus de guérison de votre Moi.

70 euros la séance
Bien entendu, la finalité d’une ou plusieurs séances d’écritothérapie, est de retrouver la joie de vivre, de faire revenir en vous l’énergie, de faire remonter dans votre corps et votre esprit le pouvoir de la pulsion de vie. Laisser éclater sa joie, c’est se remettre en contact avec ce qui nourrit vraiment le Soi.
Si vous êtes toujours plongé(e) dans vos épreuves, je peux vous aider à vous accorder des moments de pause, de respiration, de bien-être, en vous (e)ncrant/ancrant dans l’instant présent, le seul qui soit un refuge. Tenir un journal de sensations… Définir vos ressources intérieures, vos qualités, vos réussites passées… les possibilités sont infinies !
Si vous avez traversé et transcendé ces épreuves, l’heure est au bilan. Je vous aiderai à formuler ce que vous avez appris. « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort « , comme le dit le philosophe Nietzsche. Alors, quelles sont vos forces, aujourd’hui ? Liste de gratitudes, de passions nouvelles qui demandent à s’exprimer, récit de visualisation, conte dont vous êtes le héros ou l’héroïne… L’écritothérapie vous invitera à écrire enfin en rose (ou en d’autres couleurs) l’avenir qu’il vous plaît, d’ores et déjà, de vivre, car il vous correspond !

70 euros la séance
Les séances d’écritothérapie s’adressent également aux enfants dyslexiques et dysorthographiques. En effet, les contraintes scolaires, la peur de mal faire, l’angoisse de l’évaluation, la crainte du jugement et du regard des autres accentuent le handicap. Le rythme d’apprentissage collectif de l’école néglige, dans des classes surchargées, les besoins particuliers de ces enfants, à l’intelligence et à la sensibilité vives. En séance d’écritothérapie, nous allons sortir des exigences traditionnelles de l’écriture. La page ne sera plus un carcan, mais un espace de liberté où le texte prendra corps. Votre enfant éprouvera le plaisir de jouer avec les mots, avec leurs sonorités, avec leurs couleurs, avec leur douceur ou leur rugosité – car les mots se « sentent », « se ressentent » avant d’être utilisés et agencés entre eux. L’enfant pourra danser, courir avec les phrases, sur le chemin de petits textes ou de poèmes qu’il aura écrits. Ni l’orthographe, ni la syntaxe ne rentreront en ligne de compte. Seule importera sa capacité à s’approprier les mots en toute liberté et avec joie.
Mise en scène de ces mots,
mots-valises,
cadavres exquis,
néologismes (mots inventés),
association d’idées, mots-fruits, mots-boules de neige…
Autant de moyens ludiques de faire du langage une fête… Crayons de couleur, feutres, pastels, stylos fluorescents, paillettes, feuilles et fleurs, billes, petits cailloux, galets et coquillages sont les bienvenus… ainsi qu’un grand chapeau pour tirer au sort les motifs d’écriture.
Ces séances d’écritothérapie peuvent se dérouler ensuite à plusieurs – votre enfant a le droit de venir avec son meilleur copain pour écrire à quatre mains – et se transformer en véritables ateliers d’écriture à la maison ou en distanciel.
Comme il sera agréable de s’écrire depuis ce pays !

Quel que soit le type de séance, il y a un « après » à l’écritothérapie. Soit vous laissez les textes tels quels, les collez dans votre journal ou vous en séparez ; soit vous avez la volonté de les retravailler, afin de constituer un recueil poétique ou d’écrire une biographie, un récit de vie – voire une autofiction. Dans ce cas, un autre travail démarre et je peux vous assister pour relire, corriger, mettre en forme, sculpter littérairement vos pages, puis les autopublier ou les envoyer à un éditeur avec un synopsis fidèle à votre œuvre – et donc à vous-même. Je vous renvoie pour cela aux tarifs de l’écriture d’une biographie
Géraldine Andrée
La fenêtre
de ma chambrette
regarde
à travers moi
la rose
qui s’apprête
à naître
Enfin
je m’ouvre
Géraldine
Comme il n’y a pas qu’un seul parcours de vie, il n’y a pas qu’une seule façon d’écrire une biographie. Il existe autant de possibilités biographiques que de chemins de vie. La rédaction d’une biographie ressemble à la composition d’un tableau qui prend forme, touche après touche. Son achèvement permet de voir l’harmonie de la vision d’ensemble. Comme le peintre peut utiliser tous les types de couleurs, de matières, de techniques, je vous propose de multiples façons de mettre en livre votre vie. Ainsi, vous aurez déposé votre essence dans cet ouvrage qui reflètera fidèlement votre âme.


210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
C’est la biographie classique où vous racontez votre vie dans un ordre chronologique, une vie avec toute la diversité de ses expériences, toute la palette de ses émotions, où joies et chagrins, bonheurs et pertes s’entremêlent. Pour cette raison, je peux vous proposer l’insertion d’une structure thématique.
Je vous renvoie pour cela à ma page sur La biographie thématique.
« Bonsoir,
Notre livre a eu beaucoup de succès. Nous avons donné un exemplaire à chacun de nos enfants. Tous ont beaucoup aimé et ont trouvé cette idée formidable. Ils ont beaucoup apprécié le ton poétique que vous donnez à nos écrits.
Merci encore Madame et bonne continuation. »
La Vie nous regarde
« Bonjour, Mme Muller
Encore merci pour votre travail. Mamie est ravie du rendu et du travail accompli.
Vous allez encore faire des heureux, c’est certain. Ils ne s’en rendent peut-être pas encore complètement compte en cours de parcours. Mais vous nous fournissez des trésors.
Je garde le mien précieusement.
Merci.
Bonne continuation et au plaisir ! »

210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Expérience de mort imminente, rencontre avec un défunt, conversation avec son ange gardien, développement d’un don médiumnique, d’un talent hors du commun, régression dans une vie antérieure… Je suis à votre écoute pour que l’énergie de votre âme passe par ma plume, afin de venir s’incarner dans votre œuvre qu’est le récit de votre expérience.
Je vous renvoie pour cela à ma page sur Écrire sa Biographie Spirituelle : Un Voyage Intérieur.
« Je viens témoigner ici d’un parcours d’écriture où j’ai été accompagnée d’une manière sécurisante, combative, énergique et parfaitement bienveillante !
Géraldine a su me guider sur de longs mois pour mettre au monde un beau bébé livre qui attendait de voir enfin la lumière !
Merci infiniment, gratitude infinie envers toi, Géraldine, pour cet accompagnement sans faille!
Merci infiniment !
Ton professionnalisme, ton âme, ton cœur vaillant, ta générosité ont revivifié nos âmes pour toujours car notre livre éclairera pour toujours les générations à venir !
Merci pour ce livre que tu m’as aidé à mettre au monde : il est une clé d’or!!!!
Un immense merci !
Bravo! »
En suivant l’Ariadne : Dans le jardin de Dominique et Joséphine
RCF Corsica – En suivant l’Ariadne

210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Une vie sans épreuve est rare. Notre existence se peut se retrouver bouleversée du jour au lendemain, d’un instant à l’autre… Abus, harcèlement moral, manipulation par un pervers narcissique, toutes les formes d’emprise, chômage, divorce, accident, survenue d’un handicap, annonce d’une maladie… Il arrive que notre vie se casse, tel un vase. Écrire son épreuve permet, dans un mouvement de l’intérieur vers l’extérieur, de déposer ses émotions sur la page et de reconstituer son unité psychique dans un livre qui deviendra la trace de cette guérison. L’écriture d’un livre de vie participe au processus de résilience.
Je vous renvoie pour cela à ma page sur L’autobiographie thérapeutique et à ma page sur Les épreuves d’une biographie.
« Il a osé… Merci à L’Encre au fil des jours, merci à Géraldine Muller pour sa collaboration avec mon fils. »
Je vous parle avec mon cœur : Récit de ma résilience

210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Un livre est l’espace sacré où vous pouvez rendre hommage à ce qui a été cher à votre cœur et que vous avez perdu. Que ce soit un ami, amoureux ou parent proche, un animal, un objet ou même un lieu (comme une maison, un jardin), votre voix passera par mon cahier pour redonner vie à vos souvenirs, les célébrer, les honorer. Dans ce cas, la biographie est semblable à un autel sur lequel vous déposerez vos sentiments les plus profonds, avant de continuer votre vie, habité(e) par cette mémoire.
Je vous renvoie pour cela à ma page sur Atelier d’écriture thérapeutique 5 : L’écriture du deuil.

210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Dates anniversaires… Prénom d’un aïeul donné à un enfant pour qu’il accomplisse la mission que cet aïeul n’a pu mener à bien suite à cette mort inacceptable, transmission de traumas, syndrome du gisant… Le fait d’entreprendre une biographie familiale met souvent à jour des problématiques transgénérationnelles qui conditionnent votre vie. Et si je vous aidais, dans le cadre de ce livre, à en reprendre le fil afin que vous redeveniez l’auteur de votre vraie vie, celle qui vous correspond, et non celle qui a été écrite par d’autres ?
Je vous renvoie pour cela à ma page sur La mémoire transgénérationnelle chez Victor Hugo.

210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Il n’y a pas meilleur projet que d’écrire la biographie d’un projet… Que celui-ci soit en cours ou déjà abouti, je peux vous accompagner dans la chronologie de cette matérialisation. Structurer ce livre de vie singulier, c’est non seulement donner de l’existence à votre projet dans le présent, mais aussi le rendre pérenne, car ma plume pour votre voix vous aidera à le visualiser, jour après jour, mois après mois, à renforcer la puissance de votre intention et à préciser la dimension positive de cette vision. Je peux également partir de vos notes personnelles, des feuillets de votre journal intime. Récit d’une grossesse, d’une naissance, d’une construction de maison, d’une création d’entreprise ou même de l’écriture d’un livre (il est très intéressant d’écrire sur l’écriture, de créer une œuvre sur une œuvre !)… La page et l’encre incarnent le projet dans la matière.
Je vous renvoie pour cela à ma page sur Être l’auteur de sa vie en formulant ses souhaits.
« Je tenais à vous remercier pour l’écrit de mon expérience.
Vous avez su cerner ce que je souhaitais retranscrire et cela répond en tout point à ce que je veux transmettre. »
Le Sourire de ma fille

210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
La vie, pour 99% des gens, est rarement un chemin tranquille. Notre parcours terrestre est jalonné de défis, de remises en question, de renoncements. Il est fait de virages, de croisements, de carrefours, de bifurcations, de déviations, avant de reprendre une ligne droite. L’écriture d’un livre relatant cette période de changement vous permet de mieux anticiper les tournants et de les négocier. Déménagement, séparation, licenciement… Toutes ces ruptures annoncent, en réalité, notre renaissance. L’écriture d’un tel ouvrage préparera, page après page, la sortie du papillon de sa chrysalide. En parcourant avec ma plume toute la distance parcourue entre l’être ancien et l’être nouveau, je donnerai une résonance à une autre voix en vous, plus claire, plus ferme, plus joyeuse, en accord avec qui vous êtes vraiment.
Je vous renvoie pour cela à ma page sur Votre biographie ; l’écriture de vos expériences de vie.

210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Lorsque j’écrivais, enfant, un texte en prose (conte, nouvelle), il arrivait très souvent qu’une voix poétique s’insérât entre les différents paragraphes. La phrase, soudain, se déhanchait, devenait vers. Un mot enjambait l’espace pour atteindre le mot-ami suivant, le rencontrer, converser avec lui. Un poème s’insérait tout naturellement entre les aventures de mes personnages, pour exprimer leurs différents états d’âme. Je reprends cette habitude littéraire, venue de la créativité de mon enfance, dans l’écriture de vos biographies. Je peux, ainsi, y glisser des haïkus (que j’ai composés ou que nous ont transmis les poètes japonais) et qui condensent votre vécu, intégrer un morceau choisi des plus grands poètes ou de ceux que vous préférez, mettre en vers l’une de vos pensées intimes ou l’une de vos émotions les plus profondes. Je peux personnifier le jardin, la maison, la fontaine perdus en les faisant parler tout au long de votre ouvrage, refaire chanter par des rimes et des sonorités appropriées la plage de vos vacances, voire écrire le récit de votre vie comme un longue épopée au cours de laquelle s’entendra le rythme de votre souffle intérieur.
Je vous renvoie pour cela à ma page sur La thérapie de la poésie.
« Magnifique lecture. C’est tellement beau. Vous avez su toucher la porte de mon âme. J’en ai pleuré. Je suis bouleversée. Vous avez touché à mes rêves les plus fous. Merci pour les beaux voyages de mes rêves. Mille fois merci. »
La Vie par-dessus tout

210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Livre de gratitudes… Livret dédié aux cinq sens (visuel, auditif, olfactif, gustatif, tactile, sans oublier le sens kinesthésique)… Il existe une autre façon de raconter sa vie, personnelle, singulière, où nous évoquons ensemble votre univers intérieur par des listes, des juxtapositions de phrases brèves ou nominales, des catégories qui réunissent Les Choses de votre âme comme dans le journal Notes de chevet de Sei Shônagon. Dans ce cas, l’écriture biographique suit davantage le flux méditatif, très proche du rythme poétique le long duquel la syntaxe suit un nouvel ordre, celui de la mémoire instantanée, sœur de l’inconscient. Dans ce cas, nous mettons l’accent sur les associations d’idées ; un mot ou une image entraînant un autre motif d’écriture. Des répétitions de tournures comme Je me souviens (liste de Georges Pérec), Dans mon enfance, il y a, J’aimais/Je n’aimais pas permettent de relancer le processus mémoriel tout en cadrant l’écriture. Je pratique surtout ce type de biographie avec des personnes atteintes de troubles cognitifs, pour lesquelles les techniques de programmation neurolinguistique permettent une autre rencontre entre soi et sa mémoire.
Je vous renvoie pour cela à ma page Écrire les Mémoires d’une personne malade d’Alzheimer : L’Approche Sensorielle avec la PNL.

210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
L’écriture d’une biographie mobilise aussi des outils d’art-thérapie. Vous pouvez déposer dans cet ouvrage qui est le vôtre toute votre créativité. C’est donc l’occasion de faire fleurir vos dons artistiques… Insertion de photos, bien sûr, mais aussi de tableaux, de dessins d’enfant, d’extraits de journaux intimes ou des exercices de journal créatif, ajout de calligrammes intimes, de votre signature personnelle… La page est un cadre où les mots eux-mêmes se dessinent !Lorsque la parole atteint la frontière de l’indicible, les blancs, les images, les collages traduisent les silences, de même que l’aveu de ne pas pouvoir aller plus loin dans le souvenir. Le recours à la couleur est un excellent outil pour dire le cri, la douleur. Le Journal de Frieda Kahlo qui mêle phrases et encres multicolores pour représenter son corps souffrant est un exemple caractéristique.
Je vous renvoie pour cela à ma page Le cahier de l’indicible
Comme il n’y a pas de parcours de vie universel, il n’y a pas de biographie modèle. Il existe autant de récits de vie que d’âmes, autant d’histoires que de voix. L’enjeu de votre projet est de réaliser la biographie qui correspond à votre signature singulière – celle avec laquelle vous êtes venu œuvrer en ce monde -, pour toucher ensuite vos proches, voire le collectif si vous souhaitez publier votre ouvrage.

Ma plume vous accompagne sur ce chemin.
Vous pouvez m’exposer votre projet sur ma page Contact

Géraldine Andrée
Écrivaine privée-biographe familiale-écritothérapeute
Ma proposition d’un guide Complet pour Écrire Votre Biographie Personnelle
Pendant longtemps, je n’ai pas écrit. Je me disais :
– À quoi bon ? Personne ne te lira, de toute façon !
Et puis, je me sentais si seule face au silence de mon cahier… Je l’ouvrais sans y trouver aucune réponse. Il n’avait rien à me dire. Sa page blanche me renvoyait en miroir mon ineffable solitude. Personne ne me comprenait. Quel défi que d’écrire, alors que j’étais effacée pour tout le monde ! Qu’est-ce qui me prouvait que j’existais, hormis le contact de ma main avec le papier ? Je ne voulais plus faire l’effort d’être comprise. Et, puisque je ne comprenais pas ce que je vivais, je songeais :
– Je dois vivre pour mieux comprendre ! Acquérir de l’expérience… Et, comme je n’ai pas les mots pour définir ce qui m’arrive, je dois me confronter aux événements en eux-mêmes. Poser non les mots sur les événements, mais les événements sur les mots !
Ai-je vécu pleinement cette vie ? En ai-je tiré profit ? Non ! J’ai supporté le tumulte de son cours. J’ai reçu les événements de plein fouet – vagues déchaînées qui frappaient violemment mon bateau. J’ai manqué de chavirer. Mon amant m’a trompée ; mon amie m’a trahie.
Faute de faire confiance à la page, je faisais confiance aux gens. Je m’en remettais complètement à eux dans ma navigation à vue et c’était une véritable catastrophe. J’aurais dû me laisser guider dans mon existence par le frêle esquif de ma plume. J’aurais dû cesser de m’aveugler, en me fiant davantage à moi-même qu’aux autres.
Mais, pour cela, il fallait que j’accomplisse ma traversée. Il me fallait me livrer à l’étendue de la page ! Qu’importe ce que j’y confiais ! C’était le seul endroit où je me sentais en sécurité. Je devais placer mes propres repères, m’envoyer des signes !
Alors, je suis retournée à mon cahier interrompu. J’ai repris mon stylo et j’ai lancé à bord le filet de mes premières phrases. Je me suis laissée embarquer. J’ai pris le large en suivant le voilier de mon intuition.
Moi qui avais si peur de me perdre dans l’inconnu en écrivant ainsi, je me suis dirigée vers ma lumière. J’ai pu nommer tout ce qui m’était arrivé : « grain », « tempête », « cyclone ».
Je me suis aperçue que j’étais une terre, un pays pour moi-même. Encore fallait-il que j’apprenne à me situer ! En avançant ainsi au fil de ma plume, j’ai entrevu les lisières d’un rivage. J’ai remonté par-dessus le bord de mon cahier les filets de mes phrases. J’avais pêché de quoi me nourrir pour le jour dit. Le lendemain, je lancerais le filet d’autres textes et ma pêche serait tout aussi bonne. Je puiserais en moi de fabuleux trésors, des coquillages étincelants, des poissons multicolores. Enfin, j’arrivais tranquillement au terme de ma navigation… J’étais prête à accoster sur la terre que j’avais vue de loin :
ma terre, l’île que personne d’autre que moi n’avait foulée, et sur laquelle j’allumerais mon foyer clair.
Je n’ai plus jamais abandonné l’écriture.
Chaque jour, j’écris, c’est-à-dire que je pars pêcher ce qui m’est nécessaire pour vivre. Cette traversée m’est devenue tellement familière que je reviens toujours avec de multiples et nouvelles facettes de moi-même dans les mailles de mes mots.
Géraldine Andrée