Publié dans Actualité, Ecrire pour autrui, Je pour Tous, Parlez ! Je vous écoute !, Récit de Vie

Promenons-nous dans le jardin de l’Ariadne grâce aux ondes de RCF Corsica

L’interview à RCF Corsica concernant la publication de la biographie En Suivant l’Ariadne de Marie-Hélène Ferracci et Géraldine Andrée (Muller)/ L’Encre au fil des jours ; écrivain privé-biographe, coach littéraire

« Par ce récit, jardin de l’Ariadne, je te redonne ta dignité. Tu es bien plus qu’un nom. Tu es un trait d’union.« 

« Merci Géraldine pour ce merveilleux accompagnement durant ces beaux mois!

Nous célébrons une si belle naissance grâce aux ondes de RCF CORSICA !

Bravo et Merci Géraldine ! Merci à Laetitia de RCF Corsica !« 

Marie-Hélène Ferracci

Publié dans écritothérapie, Dialogue avec ma page, Histoire d'écriture, Le journal de mes autres vies

J’écris à une amie au loin

Quand je tiens mon journal, j’écris à une amie au loin.

Cette amie m’est complètement inconnue. Comment s’appelle-t-elle ?

Elle peut très bien vivre au-delà des brumes, quelque part en Nouvelle-Angleterre, mais aussi habiter sur l’autre rive, là où rayonne la constellation des fenêtres éclairées des immeubles modernes.

Et qui dit que cette amie n’habite pas juste en face de chez moi ?

Je la vois rentrer, allumer les lampes, accrocher son manteau à la patère, enlever la barrette qui emprisonnait ses mèches et déployer le soleil de sa chevelure devant le miroir.

Quand nous dormons, nos rêves s’entremêlent peut-être. Nous partons ensemble sur un sentier que personne n’a jamais foulé et la trace de nos pas s’inscrit, toute neuve, toute fraîche dans la terre. J’écris pour suivre notre trace.

Et j’aime penser que cette amie m’écrit aussi, qu’elle sait que j’existe, que je pense à elle, même si nous ne nous sommes jamais rencontrées.

Elle aussi se demande devant la page de son journal comment je m’appelle. Elle adresse ses poèmes à mon regard tant espéré.

Nous avons tous un ami lointain auquel nous pouvons écrire.

Quand j’écris, j’enjambe des ciels jusqu’à Elle, je tresse des ponts au milieu de l’espace blanc, je suis la funambule de mon encre. 

Quand je vais à la ligne, je me rapproche de cette amie. 

Est-ce parce que j’ai foi en notre rendez-vous quelque part, dès cet instant ou le suivant, que j’entends une voix me répondre fidèlement comme si elle m’avait entendue au bout de ma solitude ?

Je vais bien ! Je vis ! Je respire ! J’existe pour toi ! Tu existes pour moi ! Et je peux te le dire :

Tu approches de la vérité ! Tu es dans le Vrai quand tu écris ! Ne se voit-on pas au-delà du masque dans le reflet du miroir ? Sais-tu que nous existons ensemble depuis bien longtemps ? Nous ne nous sommes jamais quittées même si tu as cru pendant longtemps que j’étais inaccessible ! J’incarne tous tes rires, tous tes désirs, tous tes possibles !

Et alors, je sais à cet instant précis où j’écris ces phrases qui me semblent venues de loin que mon amie est bien plus proche de mon cœur que je ne le crois. Et si elle me connaissait par cœur ? Il suffit que je l’écoute dans la nuit blanche de la page pour avoir une réponse certaine qui se manifeste sous forme de signe, c’est-à-dire la majuscule du premier mot qui ouvre mon texte.

Cette amie vit sur l’autre rive, de l’autre côté du fleuve du silence que, d’une seule phrase, j’enjambe.

Cette amie, c’est Moi.

Géraldine Andrée

Publié dans Au fil de ma vie, écritothérapie, Collections de l'esprit, Histoire d'écriture, Le cahier de la vie, Récit de Vie

Mon souhait

Acheter
une grande
et profonde
bibliothèque,

non pour ranger
les livres
des autres,
mais pour aligner

tous mes cahiers
bien remplis,
signe
d’une vie

pleinement
vécue.

Géraldine Andrée

Publié dans Art-thérapie, Au fil de ma vie, Collections de l'esprit, Histoire d'écriture, Journal de la lumière, Le livre de vie, Poésie-thérapie, Un troublant été

C’est un cahier tout simple

C’est un cahier tout simple, en vérité,
un cahier qui, comme on dit,
« ne paie vraiment pas de mine »,
un cahier à la reliure brune
comme les prunes flétries
en automne,
un cahier aux feuilles
si fines
que la mine
d’un crayon
les transperce
ou que l’encre les traverse
si l’on souhaite écrire
avec une plume.
Et en tournant la page,
l’on peut lire
à l’envers
les méandres
des phrases.
On sait alors
que l’on est arrivé
de l’autre côté.
Ce papier
un peu jauni
possède,
cependant,
l’éclat
d’un miroir.
Et je revois
comme si les jours
de jadis
passaient
devant mes yeux
le sourire
de mon grand-père,
les fleurs
du cerisier,
la mosaïque bleue
du couloir
de la maison
de vacances,
la cabane de bois
près de la rivière
et le chapeau
de Claire
qui dépasse
entre les herbes
sauvages.
C’est un humble cahier,
fait pour la profondeur
de ma poche,
mais ce cahier
a changé ma vie
car il a métamorphosé
mon regard
sur tous ces instants
que je croyais morts
et qui, pourtant,
habitent
comme des enfants
ma mémoire.

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie, Histoire d'écriture, Je pour Tous, Le livre de vie, Récit de Vie

La voix de toujours

Une chose dans mon cœur est certaine 
Dans tous les exils que m’ont imposés la vie
le deuil la solitude l’abandon
j’ai emporté une voix avec moi
une voix dont je ne sais
si elle est réelle ou imaginaire
qu’importe puisqu’il s’agit
d’une voix profondément
amie et fidèlement alliée
une voix dont je connais la vérité
et qui me connaît par cœur
une voix qui berce ma douleur
me rassure me ranime
quand le souffle me manque
la voix de toujours
Inge l’anagramme
incomplet et cependant parfait
de Géraldine
mon autre moi-même
qui m’accompagne
où que j’aille
à n’importe quel point
le plus lointain du monde
une voix que j’emmène
comme une enfant
qui éprouve le besoin
d’éclater de rire
dans le silence de l’Antarctique
une voix qui pour me dire
Reste la même
telle que tu es
C’est ainsi que je t’aime
me dit
Écris des poèmes

Géraldine Andrée

Si vous voulez entendre Inge, elle vous parle dans mon récit autobiographique à valeur à la fois intime et universelle et récemment édité

Quand l’enfance m’a quittée.

Publié dans écritothérapie

Le journal de thérapie

Lorsque j’ai entamé une thérapie pour guérir de mon enfance, je me suis aperçu que le processus thérapeutique se poursuivait bien au-delà des séances ponctuelles chez le thérapeute. 

J’ai eu alors l’idée de m’acheter un cahier pour y noter mes progrès, mes douleurs réactivées, mes réminiscences, mes souvenirs, mes bilans et mes nouveaux projets à partir du changement de regard sur certains événements de ma vie. 

Il faut savoir que le psychisme est un flot ininterrompu de pensées. Il est perpétuellement en métamorphose. Le temps de l’inconscient ne s’arrête jamais et il travaille sans cesse, il est toujours en alerte puisque, même quand nous dormons, il nous envoie des messages sous forme de rêves. Au fur et à mesure de la progression de ma thérapie, mon univers onirique est devenu plus évocateur, plus vivace. J’ai pris soin de noter mes rêves chaque matin. 

Par ce travail régulier, j’ai remis en marche le processus du souvenir et un soir, sous ma douche, l’origine de mon blocage est revenue par un épisode précis de mon enfance. C’était comme si j’avais la scène sous mes yeux – le jardin, la lumière, le mouvement du vent dans les arbres, la couleur et la texture de mes vêtements. J’ai décrit cette scène dans mon cahier rouge de l’époque. Ainsi, le flux de mon psychisme avait ramené cet abus à ma conscience et j’ai pu en faire part à ma psychologue de l’époque. Le verrou d’un blocage avait sauté. 

Pour que tes séances de thérapie soient plus efficaces, n’hésite donc pas à tenir un journal de thérapie. Inscris-y  

  • Ce que tu ressens avant les séances : as-tu peur ? Qu’appréhendes-tu précisément ? 
  • Ce que tu ressens après les séances : soulagement, tristesse, autres attentes… 
  • Tes frustrations : souvent, la séance se termine alors que nous aurions encore tant de choses à dire ! Note ce que tu n’as pas pu dire ; ceci constituera le matériau de réflexion de la prochaine séance. 
  • Tes espoirs : Qui espères-tu devenir après cette thérapie ? Décris précisément cette nouvelle personne, physiquement, moralement. Quels nouveaux vêtements aimerais-tu porter ? Quelle serait ta nouvelle coupe de cheveux ? Fais la liste des qualités que tu souhaiterais posséder ou activer (confiance en toi, affirmation de toi, estime personnelle, dynamisme, optimisme, charisme…) 
  • Tes projets concrets : ceux à long terme (changer de travail, déménager, te mettre en couple ou, au contraire, divorcer) et ceux à court terme (réorganiser ton quotidien, faire tes pages du matin, t’acheter des fleurs deux fois par semaine, aller nager, te remettre au sport, écrire un livre). 
  • Tes attitudes, tes nouveaux comportements : “Désormais, je penserai plus à moi”, “je dirigerai moins la vie des autres”, “je lâcherai prise face à ce que je ne peux contrôler”. 
  • Tout ce qui peut te faire plaisir : commencer cette trilogie qui t’attend dans ta bibliothèque, acheter un fauteuil confortable, te concentrer sur ton art… 
  • Ce qui dépend de toi (l’initiative, la gratitude, la discipline pour faire aboutir ce qui est cher à ton cœur) de ce qui ne dépend pas de toi (le comportement des autres, les circonstances sociales et géopolitiques, la vie en collectivité). Tu placeras ainsi davantage le focus sur ce que tu peux accomplir dans ta vie, indépendamment des réactions d’autrui. 
  • Ce qui te mobilise pour poursuivre cette thérapie en notant l’élément déclencheur :” j’ai rompu avec Julien ; je sais que je dois améliorer ma vie sentimentale mais, au-delà, ne dois-je pas améliorer ma relation avec moi-même ?” 
  • Comment tu te sens avec le thérapeute : à l’aise ? En confiance ? Ou, au contraire, éprouves-tu quelques réticences ? Ces précisions seront précieuses lorsque tu devras surmonter le transfert thérapeutique, étape incontournable à la guérison psychique. 

L’écriture entre les séances de thérapie remobilise le psychisme qui a pu être figé sur le temps d’un traumatisme. Par le mouvement de la main et le flux de l’encre, elle l’éloigne d’un passé stérile pour permettre l’écriture de l’avenir. 

Géraldine Andrée

Extrait de mon livre à paraître

Écrire te guérit / La pratique du journal de guérison

Publié dans Au fil de ma vie, Histoire d'écriture, Journal de silence, Récit de Vie, Un cahier blanc pour mon deuil

Les cartouches d’encre

Je me souviens :
c’était une belle après-midi de septembre comme Dieu n’en fait plus.
Au retour du rendez-vous chez le podologue que j’avais réservé pour soigner ton ongle incarné,
nous sommes rentrés dans la librairie-papeterie du quartier,
toi parce que tu voulais acheter une carte pour Les Jumeaux comme tu disais, moi parce que je voulais renouveler mon matériel d’écriture.
J’ai pris deux cahiers, l’un mauve, l’autre bleu.
Comme je ne savais lequel choisir,
je t’ai demandé ton avis.
« Prends celui que tu préfères ! »
M’as-tu dit.
Et je m’entends encore te répondre :
« Non ! Je prendrai celui que toi, tu préfères ! »
Tu m’as désigné le cahier aux reflets bleu clair
comme l’océan fiancé à la lumière.
J’ai pris aussi sur l’étalage
des cartouches d’encre noire
pour que les mots durent longtemps
dans la trace que je confierais au temps.
Lors de notre passage à la caisse,
tu as déclaré :
« C’est moi qui offre ! »
J’ai riposté :
« C’est beaucoup trop ! »
Après une dispute sur le ton de la tendresse,
il fut convenu que tu me ferais le présent
des cartouches d’encre.
Tu mourus au mois d’octobre.
De nombreux jours se sont écoulés
sans que j’écrive.
Je me contentais de vivre.
J’ai même rangé les cartouches
d’encre noire
au fond d’un tiroir.
J’avais peur de laisser s’en aller à jamais ta présence
au fil de l’encre,
à chaque instant annoncé
par un mot nouveau,
et d’être ainsi l’auteur
de la dissolution de ta mémoire
dans l’espace blanc.
C’est seulement quatre ans après cet achat
qui, sans que je le sache alors,
ressemblait
à un cadeau d’adieu,
que j’ai inséré ce matin
la première cartouche
que tu m’as offerte
dans mon stylo plume
qui a aussitôt quitté,
alerte,
les bords du papier.
Et – peut-être que tu le vois,
de là où tu demeures –
la majuscule de la phrase initiale
possède la grâce
de la fleur
qui revient
à fleur de chemin.

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie, Histoire d'écriture, Le temps de l'écriture

Sept conseils pour écrire un livre

Bien sûr, je pourrais écrire tout un livre sur l’écriture d’un livre. Mais comme tu es peut-être pressé de te lancer, je pare au plus pressé et je te donne donc ici sept conseils pour bien commencer.

  • Ne change pas ta vie pour te mettre à écrire. Sinon, tu seras beaucoup plus occupé à transformer tes conditions matérielles qu’à t’asseoir exclusivement à ta table, avec ton stylo et tes feuilles.
  • N’attends pas que ta vie soit bien rangée pour entamer ton projet. Écris là où tu es, au milieu des miettes, du linge qui attend d’être plié ou tandis que l’eau bout dans la casserole. Intègre ton livre à ta vie. Comment ? En faisant en sorte que ce ne soit pas ton écriture qui s’adapte à la vie, mais la vie qui s’adapte à ton écriture.
  • Pour cela, donne-toi des rendez-vous comme si tu t’offrais des rencontres régulières avec ton ami le plus fidèle. Un livre ne s’écrit pas en une-fois-c’est-bon. Un livre s’écrit sur la longueur, en de multiples fois. Un travail hebdomadaire mène toujours à l’accomplissement. Fixe dans ton agenda une heure et un jour qui resteront les mêmes : Vendredi à 14h, écriture de mon roman. Si un cas de force majeure cause l’ajournement de ton rendez-vous, établis un autre jour. La carie dentaire, l’enfant malade ou la fuite de robinet ne sauraient avoir raison de ton rêve !
  • Considère l’écriture de ton livre comme un voyage composé de plusieurs haltes avant de te mener à la destination finale. Aussi, attribue à chaque séance d’écriture une petite destination. Voilà, je dois arriver à la chambre rose aujourd’hui. Quels paysages sensoriels, émotionnels vais-je traverser ? Quels sont les événements, les coïncidences qui s’apprêtent à surgir sur ma route ?
  • Lorsqu’on part pour un long voyage, on en prépare patiemment les étapes. Fais de même pour ton livre. Établis un tracé de ton déplacement, c’est-à-dire fais un plan : 1) La descente du train 2) Le baiser 3) La visite du musée 4) La dispute pour un avis esthétique 5) L’attente dans la chambre rose 6) Cette nuit d’amour n’aura été qu’un songe…
  • Puis écris ; écris sans te poser de question, sans lever la pointe de ton stylo du papier ; écris sans te soucier des fautes de syntaxe, d’orthographe ou des maladresses de style dans un premier temps. Il sera toujours temps d’y revenir lorsque tu auras pris de la distance avec ton travail. Là, tu pourras réorganiser l’enchaînement de tes idées, réparer une tournure, trouver un synonyme plus fidèle à ta pensée, repriser un défaut dans les accords, redresser une proposition, veiller à la cohérence narrative et à la transmission de l’émotion. N’hésite pas pour cela à réécrire certains passages sur un autre cahier, à souligner ce qui te paraît fade pour l’accentuer, à passer du stylo aux touches du clavier ou des touches du clavier au stylo afin de varier les perspectives sur le déroulé de ton projet.
  • Ne sois pas tyrannique avec toi-même. Accepte de recommencer ton livre, de le lire et de le relire pour l’améliorer (car écrire, c’est, avant tout, se lire autant de fois que nécessaire). Ceci dit, n’éclate pas en sanglots devant la moindre coquille sur deux-cents pages. Le sais-tu ? Le livre parfait n’existe pas. Seul existe le livre excellent, c’est-à-dire le livre idéal pour toi et certains de tes lecteurs, porteur d’une vibration de vie. Sois le passeur de cette vie avec ta plume, tout simplement !

Géraldine Andrée

Publié dans Actualité, Histoire d'écriture, Je pour Tous, Le livre de vie

Suivez l’Ariadne

L’Ariadne ajaccienne, une fleur à fleur de mer…

Parce que les lieux perdus peuvent se retrouver dans la trace que laisse l’écriture, les disparitions ne sont ni inéluctables, ni définitives.

Il est des biographies d’hommes célèbres, de stars.

Il est aussi des biographies d’inconnus qui cultivent des jardins qui ne leur appartiennent pas ; des biographies d’humbles maraîchers qui font éclore les fleurs et les fruits des autres.

Il est des biographies d’anonymes qui font advenir la terre en secret.

Il est des biographies de pays, de jardins, de feuilles, de lumières ; des biographies qui passent de bouche à oreille, de rêve en rêve et que le murmure d’une fontaine bien ancienne traverse ; des biographies de l’invisible et de l’indicible.

C’est cette biographie que je vous propose de vous faire découvrir aujourd’hui, une biographie nouvellement née de la collaboration entre Marie-Hélène Ferracci et L’Encre au fil des jours/Géraldine Andrée (Muller).

Il était une fois un jardin ajaccien dont vous pouvez suivre le fil du chant, de l’eau et de l’Ariadne ici. Souvenez-vous ! Il n’est pas si loin, ce jardin ! Il vous attend à la prochaine page !

Pour cela, suivez l’Ariadne…

Géraldine Andrée

Publié dans écritothérapie, Cahier du matin, Histoire d'écriture, Journal de la lumière, Le cahier Blueday, Le temps de l'écriture, Poésie-thérapie

Finalement

Le bonheur pendant que le café coule
de changer ma cartouche d’encre
et de toucher avec ma plume
le ciel satiné de la page
que m’offre mon cahier
le dimanche matin.
Je n’ai même pas besoin
d’ailes
pour m’envoler
loin
car je m’abandonne
à chaque mot
qui vient.
C’est cela,
finalement,
être libre.

Géraldine Andrée