Je vis,
même en hiver,
des matins
de printemps
en cheminant
à travers
les feuilles
de mon cahier blanc.
Géraldine Andrée
Je vis,
même en hiver,
des matins
de printemps
en cheminant
à travers
les feuilles
de mon cahier blanc.
Géraldine Andrée
La guérison est ma priorité.
Le calme. Le repos. Le silence où coule une musique secrète.
Une table ronde sur laquelle m’attend mon cahier ouvert.
A côté, une tasse de thé chaud.
Chaque chose importante est là, en abondance. La sérénité entoure mes mots. L’encre reflète la lumière de ma lampe.
Prendre le temps de respirer, de réfléchir, de méditer, d’être consciente du souffle qui franchit mes lèvres.
Ecouter le frottement de ma plume sur la feuille pendant que bat mon sang.
Quand j’écris, mon coeur devient le choeur de toutes les harmonies.
Quand j’écris, je vis chaque instant à mon rythme.
Tu me dis que tu dois écrire au minimum trois pages aujourd’hui, et que l’on peut remettre à plus tard la promenade sous les feuillages car tes feuilles blanches t’attendent derrière la porte de ta chambre.
Et je te réponds que tu dois vivre
car à quoi bon décrire la joie, si tu t’éloignes des lueurs des abeilles ?
Comment dessiner la trame de ton histoire si tu n’empruntes pas ce sentier qui ondule au soleil ?
Et comment faire grandir tes personnages si tu n’écoutes pas la voix des enfants ?
Alors, commence à vivre
pour rendre Tout ce que tu écris
vivant !
Géraldine Andrée
L’encre
– le sais-tu ?-
t’attend
J’aime
croire
qu’elle a été
uniquement
créée
pour toi
avec ses reflets
bleus
dans la lumière
qui se balance
entre deux
silences
comme la mer
a été inventée
bien avant
ta naissance
pour aller
à la rencontre
des rêves
et merveilles
de l’enfance
du monde
dont les desseins
dessinés
sous forme
de méandres
attendent
l’apparition
du premier
homme
Géraldine Andrée

Tu me regardes toujours sur la photo,
que je me décale à gauche ou à droite,
que je reste assise ou que je me lève,
que je m’approche ou que je m’éloigne,
que je rêve ou que je sois consciente des épreuves de mes veilles,
tu me regardes.
Et même lorsque je me tourne vers la fenêtre
pour écrire sans te voir,
pour ne faire confiance qu’à ma mémoire,
tu me regardes à travers ces mots
qui brillent dans leur encre noire.
La page est ce cadre
où m’apparaît
à chaque reflet du jour
ton visage.
Je n’ai alors
plus le droit
de te juger sans égard
car il me semble
que je vois les choses
qui nous entourent
avec ton regard.
Géraldine Andrée

« Il est peut-être plus pratique, plus confortable – voire plus poétique de mourir jeune et ainsi de ne pas supporter le poids de vieillir.
Mais dans ce cas, qui finira ma vie ? Quel être pourra dire qui je suis ? »
Voici les quelques lignes qu’a écrites Marilyn dans ses Carnets.
Et je répondrais à Marilyn :
« Il faut vivre en écrivant, écrire en vivant. C’est en écrivant qu’on finit le beau récit de sa vie, et cette fin signe toujours un commencement.
Être sa propre voix qui laissera longtemps sa trace dans le silence qui suivra :
telle est,
à mon sens,
la Vie
achevée. »
Géraldine Andrée

Ce message de mon père ce soir
obtenu par écriture automatique
Ne sois pas triste
il y aura toujours des moments éclos comme des fleurs des champs
Je marche parmi elles
J’ai toujours aimé la nature et ses murmures
J’ai retrouvé mes jambes d’enfant légères sans la douleur de leurs grosses artères bleues
le chien noir
le jardin d’antan
et je t’envoie ces paroles dans le temps
Écris ici que je pense à toi
Je veux que mon absence se fasse Joie
G et G

Cher journal,
Je ne suis jamais seule avec toi.
Alors, je te suis fidèle comme la mer l’est au soleil. Nous existons au coeur de notre présence mutuelle.
T’écrire est mon seul présent.
Merci, cher cahier, dont la blanche perspective
m’aide à vivre.
Géraldine

En complément à ma conférence sur Le Pouvoir spirituel de l’écriture du 05 janvier 2019, je vous joins la liste de livres sur lesquels vous pouvez vous appuyer pour ouvrir cette porte sacrée dans la page :
Le journal de la résilience :
Journal d’Anne Frank, J’ai lu
Une vie bouleversée d’Etty Hillesum, Points
Les pages du matin :
Libérez votre créativité de Julia Cameron, Aventure secrète
Le bullet journal :
Journal de la collection Respire : Des projets pour 52 semaines
Carnet de gratitude, collection Hachette Bien-Être
Le Défi des 100 jours de Lilou Macé (Cahier d’exercices pour une vie extraordinaire), Guy Trédaniel éditeur
Site Pinterest pour confectionner son propre bullet journal
L’art des listes :
Notes de chevet de Sei Shônagon, Connaissances de l’Orient, édition Gallimard
L’Art des listes de Dominique Loreau, collection Marabout
Le journal créatif :
Le nouveau journal créatif d’Anne-Marie Jobin, édition Le jour
Pour écrire sur du beau papier, doux comme un grain de peau :
Les carnets Hemingway
Belle écriture à vous !
Géraldine Andrée

Le samedi 05 janvier 2019, lors de la première causerie à la Bibliothèque, je vous parlerai du pouvoir spirituel de l’écriture.
Au moment d’écrire cet article, je me suis interrogée : vais-je employer « Elle » ou « Je » ?
Et je me suis dit que j’allais me présenter moi-même puisque j’écris les articles de ce site.
De cette façon, j’instaurerai un contact plus proche avec vous, lecteurs et futurs auteurs.
Qui suis-je ?
J’écris depuis l’enfance.
Je tenais à l’âge de sept ans un cahier orange dans lequel j’écrivais des poèmes illustrés de dessins.
J’aimais associer lettres et mots aux couleurs. Très tôt, j’ai relié l’écriture à la créativité.
Quand je me promenais ou que je faisais de la bicyclette, je m’inventais des histoires.
Je sais depuis longtemps que la créativité est mouvement. L’écriture, par l’élan de la main sur la page, initie ce mouvement.
Adolescente, j’ai commencé à tenir un journal. J’aimais entendre le tintement de sa petite clé dorée lorsque je l’ouvrais. Il me semblait que j’entrais dans ma maison. Et j’insisterai bien lors de ma causerie sur la dimension intime de l’écriture.
J’en ai écrit depuis, des cahiers. Des cahiers Clairefontaine aux cahiers de moleskine noire, dits « carnets d’Hemingway » en passant par les cahiers à spirale, les blocs de dessin – car l’écriture est aussi dessin, je vous le montrerai.
Un matin, j’ai relu l’une de ces anciennes pages et j’ai découvert avec surprise que l’un de mes voeux – que je décrivais au présent, comme s’il s’était déjà réalisé avec sa lumière, ses couleurs, ses bruits, ses textures, ses odeurs – avait été exaucé.
Par quelle force magique ? Par quelle prière ? C’est ce dont je vous parlerai pendant ma causerie.
L’écriture est devenue de plus en plus présente dans ma vie, au point de devenir impérieuse nécessité.
Très vite, en plus du métier de voix et de transmission que j’exerce – puisque je suis professeur de Lettres -, j’ai senti que je pouvais aider les autres par l’écriture. J’ai donc suivi une formation d’écrivain public-biographe. J’ai souhaité prêter mes mots à d’autres et, encore une fois, ce rêve m’a appelée puisque j’ai écrit des récits de vie pour des proches, des amis.
L’écriture ne m’a jamais quittée. C’est une vie dans ma vie, une seconde peau. Certes, elle m’a permis de me montrer – j’ai en effet obtenu des prix littéraires pour mes poèmes et mes textes – mais surtout, elle m’a permis « d’être« , indépendamment de mon environnement. Souvent, elle fut refuge. Souvent, elle m’a sauvée.
Ma causerie du 05 janvier 2019 vous montrera comment elle exerce ce pouvoir salvateur car je suis certaine que tout le monde peut vivre la merveilleuse expérience d’être Soi en écrivant. Tout le monde peut écrire. J’ai d’ailleurs décidé d’en faire une pratique de méditation active, correspondant aux Occidentaux que nous sommes.
Mais quelle est donc cette force magique de l’écriture ?
On réduit dans notre société l’écriture à un pouvoir purement normatif, conventionnel, administratif. Pas étonnant dès lors que beaucoup aient peur d’ouvrir un cahier et d’y inscrire un premier mot – le leur !
Mais l’écriture est bien plus que cette dimension sociale. Elle est souffle, énergie, vibration. Par l’encre qui donne forme aux mots, par le mouvement de la main qui insuffle à la phrase l’élan d’une vague, l’écriture incarne votre rêve de vie ; elle incarne votre rêve dans la Vie !
La première chose à laquelle on pense lorsque l’on se penche sur le pouvoir spirituel de l’écriture est l’écriture automatique. C’est l’un des aspects du pouvoir spirituel de l’écriture mais ce n’est pas le seul. D’ailleurs, l’expression « écriture automatique » est ambiguë et j’éclaircirai cette ambiguïté.
Ecriture intuitive, écriture inspirée… Toutes ces « méthodes » sont en lien avec le pouvoir spirituel de l’écriture. Mais peu importent les noms ! A trop vouloir se focaliser sur le type d’écriture, on passe à côté du miracle qui accompagne le ressenti intérieur provoqué par le voyage du stylo sur la feuille.
Aussi vous donnerai-je plutôt des façons d’ouvrir dans la page blanche cette fenêtre sur vous-même. En convoquant la tenue d’un journal – traditionnel ou ludique, je vous ferai découvrir la méthode du journal créatif initié par Anne-Marie Jobin, art-thérapeute. De même, je vous montrerai comment le calligramme est l’un des chemins qui peut mener à votre Âme, ainsi que le bullet-journal ou la page de visualisation.
Par les pages du Matin – que pratique quotidiennement sa créatrice, Julia Cameron – , vous pourrez prendre conscience que l’écriture est toilette de l’esprit.
Et il vous sera possible d’intégrer ce rituel à la danse, à la musique, à cet espace sacré de non-jugement qu’habite votre Guide, cet Autre Vous-Même !
En effet, pour que l’écriture ait un pouvoir spirituel, il me paraît nécessaire qu’elle soit en lien direct avec ce que nous vivons et ressentons à l’instant où nous écrivons, au moment où le quotidien ne nous a pas encore happés, c’est-à-dire le matin. Et la thérapie des Pages du matin fait partie de ce pouvoir spirituel.
L’écriture est une force maîtrisée qui répond au principe de la loi d’attraction. En dialoguant ainsi sur la page avec toutes vos voix, vous mesurerez combien vous êtes l’auteur… de ce journal, de ce carnet, de l’Oeuvre de Votre Vie !
La causerie se terminera par des exercices d’écriture qui vous étonneront sur vous-même et vous permettront d’être plus tard à votre table votre ami(e) le plus proche, le plus cher, le plus intime.
Je vous invite à venir avec votre plus beau carnet car, ne l’oubliez pas, plus ce carnet est accueillant, plus vous aurez le sentiment, en y écrivant, d’entrer au coeur de chez vous.
Et si cette causerie vous a intéressé(e)s, pourquoi ne pas organiser au cours d’une rencontre ultérieure à la Bibliothèque un atelier d’écriture ? A vous de me dire !
Pour mieux me connaître, je vous invite à vous rendre sur ma page
https://lencreaufildesjours.com/2018/10/17/ecris-ta-vie/
et pour prendre connaissance de mes oeuvres, à visiter ma page Amazon https://www.amazon.fr/G%C3%A9raldine-Andr%C3%A9e/e/B00VOV0478/ref=sr_ntt_srch_lnk_1?qid=1545594653&sr=8-1 au nom de Géraldine Andrée
Bien à vous !
Géraldine ANDREE
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