Venez découvrir ma nouvelle formation en ligne J’écris ma vie :
https://lencreaufildesjours.learnybox.com/jecris-ma-vie-pour-en-etre-lauteur/
Géraldine Andrée

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Géraldine Andrée

Rester un instant
tout au bord
du grand large
Avoir un peu peur
de cette absence
de repère
de cet infini possible
d’où point l’aurore
Partout c’est le blanc
du Nord
Tu peux prendre
l’immensité
qui s’offre à toi
dans tous les sens
et t’éloigner ainsi
du monde
Alors tu avances
vers l’espace
qui t’attend
Tu apprivoises
la ligne
ondulante
d’une vague
qui te frappe
au cœur
La profondeur
t’est désormais
abordable
toi qui n’y croyais pas
et si tu te baignes
davantage
dans le creux
que laisse
un silence
tu perçois
une algue
cette phrase
qui tremble
et se dilate
sous tes doigts
quand tu l’attrapes
en plein voyage
Enfin tu y es
sur la page
Atlantique
Géraldine Andrée
Temps
d’automne ?
Qu’importe !
J’ajoute
un pétale
d’encre
à ma feuille
présente.
Géraldine Andrée
Au cœur de l’été,
en cette actualité tourmentée,
concentrez-vous sur la beauté
d’un paysage, d’une musique, d’un tableau,
d’un livre, d’un animal…
Et surtout, écrivez…
Journal créatif, bullet-journal,
biographies, récits…
Ouvrez votre cahier
pour conduire votre vie
au lieu de laisser la vie vous conduire,
et retrouvez ainsi le fil
qui vous mènera
vers votre vérité.
À bientôt
pour d’autres mots !
Géraldine Andrée
J’ai un grand projet :
écrire à côté
d’un bouquet de fleurs.
Géraldine Andrée


Je détestais mes livres de mathématiques, d’histoire-géographie, de sciences physiques.
Mais j’adorais d’autres livres, des romans.
Je me souviens d’avoir lu tous les livres de la Bibliothèque verte que j’empruntais sous la lumière jaune pâle de la bibliothèque municipale. Je rentrais le soir avec un livre dont les pages un peu rousses fleuraient bon la vieille encre d’imprimerie.
Le lendemain, malgré le froid et le temps qui tournait à la pluie, à l’écart de la cour de récréation, je m’asseyais sur une marche en béton et je commençais mon livre avec délectation. Mon héros ou mon héroïne me faisait signe et je partais en voyage dans une autre vie.
Les cris de la cour parvenaient à mes oreilles comme d’une rive lointaine. On ne me regardait plus. Enfin, j’étais absente.
Je ne supportais pas mes camarades de classe. Je les trouvais méchantes et arrogantes. Et elles me jugeaient étrange, voire « anormale ». Mais je m’étais fait d’autres amis dont je comprenais les sentiments et les aventures, dont les épreuves se mêlaient aux miennes. C’étaient souvent des enfants mal aimés. Et il me semblait qu’eux aussi savaient qui j’étais. Au détour d’une ligne, on se rencontrait, on se reconnaissait. Chaque page devenait un carrefour où le destin organisait nos rencontres d’âme.
Plus personne ne me faisait la morale ou ne prétendait avoir raison. Et des orphelins comme Rémi, Cosette, Heidi devenaient ma famille. Tous nous étions en chemin.
Dans ces romans, je me sentais vivante.
Je me souviens avoir acquis bien plus de connaissances lors de ces récréations consacrées à la lecture que dans les livres de mathématiques, d’histoire-géographie, de sciences physiques.
Je faisais l’expérience de ma vérité à travers le regard d’un enfant de papier.
Géraldine Andrée
Extrait de mon récit de vie
La Dernière
Écrire
Quitter la rive
des habitudes des pensées trop connues des sentiments maintes fois éprouvés
Se laisser porter
par le blanc devant soi
Lâcher prise
en dédiant son âme au courant
Cesser d’avoir raison
pour découvrir sa raison d’être
Offrir son souffle
à la feuille devenue immense
Apprivoiser la force océane
d’un seul mot
Embrasser l’infini
une fois la marge franchie
et approcher
instant après instant
des feux
qui brillent là-bas
des étoiles
qui attendent le regard
Faire l’expérience
du silence
qui crépite
tout au bord
de l’autre rive
Géraldine Andrée
Dans l’étincelle
d’un point,
perle
le mot
de la phrase
suivante.
Géraldine Andrée