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Gratitude à la page

Avant de raconter sa vie en long et en large,
honorer l’accueil du cahier
où l’âme peut s’étendre,
prendre toute la place,
se réchauffer grâce
à la flamme blanche
du papier
sur laquelle les mains s’ouvrent
et que la lampe
met bien en évidence.

Je te remercie, page de ce jour,
de m’accepter inconditionnellement.

Géraldine Andrée

Publié dans C'est la Vie !, Méditations pour un rêve, Poésie, Toute petite je

Le refuge

Toute petite, j’ai

pour refuge

un large

feuillage

 

à l’ombre

duquel

je berce

ma poupée

 

qui garde

son visage

tourné vers

mon coeur.

 

Et je rêve

que le vent

au long

cours

 

m’emmène

à l’embouchure

où tous les possibles

se rencontrent

 

grâce

à une seule

coïncidence

entre

 

la lueur

d’un instant

et l’aile

de mon souffle.

 

Alors,

je me sens

traversée

par la si

 

délicieuse

certitude

d’être

à ma place

 

parmi ces ramures

dont le murmure

change

toujours

 

la trace

de la route

que je deviens

mon refuge,

 

vaste

chant

contenant,

j’en suis sûre,

 

tous les feuillages

enlacés

du monde

futur.

 

Géraldine Andrée

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Créavie : L’extérieur et l’intérieur

Tout ce que nous cherchons à l’extérieur, nous l’avons à l’intérieur.

Tout ce que nous cherchons

dans les autres – l’approbation, le soutien, l’amour, la compassion -,

dans les lieux – les bars, les pistes de dancings, les vacances tout inclus, les plages paradisiaques-,

dans les expériences – les étreintes des nuits, les tours de manège, les feux d’artifices, les voyages à l’autre bout du monde -,

nous l’avons en nous.

Nous avons depuis toujours nos fenêtres avec vue sur ciels étoilés, nos jardins d’enfance, nos jours de printemps, nos plus belles musiques.

Mieux que cela encore : nous avons les feux de la grâce, le fil de notre souffle qui réunit tous les instants dispersés au cours du temps, la conscience de nos pas, les lueurs de notre volonté, les éclats de notre foi.

Et mieux encore : nous avons notre vérité inconditionnelle, indépendante de celle d’autrui.

L’oiseau sait, de manière innée, avec son seul bec et quelques branchages, comment tresser son nid.

Nous savons comme lui nous créer notre demeure depuis notre naissance.

Et, si pour d’irrationnelles raisons sociales, nous l’avons oublié,

il nous est très simple de le réapprendre.

Il suffit, dans l’espace de deux battements de coeur, de retourner à Soi.

 

Géraldine Andrée

Méditations pour un rêve

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C’est ici

Ma maison apparaîtra par hasard, comme surgie après un clignement de cil au soleil.

Au fur et à mesure que j’avancerai parmi les feuilles du chemin, elle se révélera à moi, grande et forte, avec toutes ses pierres blanches.

La frêle voix de la grille me saluera.

Les herbes hautes se pencheront sur mes pas.

La sonnette fera courir son rire le long du corridor, telle une facétieuse jeune fille qui rentre de jeux.

Et lorsque je trouverai le coeur du silence qui m’attend,

toutes les fenêtres me reconnaîtront en un seul mouvement de persiennes,

comme si mes peines n’avaient tracé nulle ride,

comme si le temps n’était pas passé sur mon visage d’enfant.

Alors, j’ôterai mes souliers, je laisserai tomber mon manteau, cette noire corolle fanée, sur le sol de bois

et je m’écrierai, en toute sincérité envers moi :

C’est ici que je veux vivre !

Ici que je veux accrocher mon miroir de toujours, les tableaux du jardin de jadis et les planches de mes livres !

Géraldine Andrée

L’Encre au fil des jours

My house will appear by chance, like from after a blink of an eyelash in the sun.

As I walk among the leaves of the path, it will reveal itself to me, big and strong, with all its white stones.

The frail voice of the grid will greet me.

The high grass will look at my steps.

The doorbell will make her laugh along the corridor, like a young girl who comes home from games.

And when I find the heart of silence waiting for me,

All the windows will recognize me in a single mouvement movement,

As if my sorrows had not been tracé,

As if time had not passed on my child’s face.

Then I’ll take my shoes off, I’ll drop my coat, this withered black flower, on the wooden floor.

And I écrierai, in all sincerity to me:

This is where I want to live!

Here I want to hang my mirror forever, the paintings of the garden of yesteryear and the planks of my books!

Geraldine Andrée
Ink over the days