Publié dans Actualité, Histoire d'écriture, L'espace de l'écriture, Le corps de l'écriture, Psychogénéalogie, Récit de Vie

Les mots de ma mère : Une aventure littéraire

Publié dans Au fil de la voix, C'est ma vie !, Collections de l'esprit, Récit de Vie, Un cahier blanc pour mon deuil

La Magie du Théâtre : Mémoires de Géraldine Andrée

Publié dans Au fil de ma vie, C'est la Vie !, Histoire d'écriture, Journal d'instants, Poésie-thérapie

L’ultime grain de raisin

Publié dans Psychogénéalogie

La mémoire transgénérationnelle chez Victor Hugo

Analyse transgénérationnelle de Victor Hugo

Génosociogramme fait à la main de Victor Hugo

1) L’Homme-océan

2) L’Homme-siècle

© Géraldine Andrée

Publié dans Au fil de ma vie, Ecrire pour autrui, Histoire d'écriture, Le livre de vie, Le temps de l'écriture, Non classé, Récit de Vie

Comment écrire ses mémoires quand on perd la mémoire ?

La Vie se souvient de Vous !

Publié dans Créavie, Ecrire pour autrui, Le livre de vie, Le temps de l'écriture, Récit de Vie

Le chemin de la biographie

Publié dans Créavie, Le livre de vie, Le temps de l'écriture, Récit de Vie

Le présent d’une biographie

Quel plus beau présent que l’œuvre d’une vie ?
Publié dans Journal de la Lorraine, Psychogénéalogie, Toute petite je

Sans titre

Toute petite, j’assistais à tes séances de bricolage. Je me souviens comme tu soudais. De crépitantes lueurs jaillissaient de tes doigts. Tu viens du pays des forges, des flammes qui se lèvent haut. J’appartiens, moi aussi, par ton sang, à ce pays de suie et de feu, à cette succession de villages et de villes qui se terminent par -Ange (Algrange, Volmerange, Gandrange, Hayange), à ces paysages constellés d’étoiles noires, tombées sur les toits et les chemins. Maintenant, tu es feu. Mais lorsque je traverse cette région en voiture ou en train et que je vois le soleil briller sur l’acier rouillé, il me semble que ta main invisible soude dans une myriade d’étincelles mes jours reliés à toi depuis le ciel.

Géraldine Andrée

Publié dans Journal d'une maison de retraite, Journal de nuages, Un cahier blanc pour mon deuil

Ma mère et moi

Ma mère et moi déplaçons nos chaises selon le mouvement des nuages devant le soleil.

Soudain, ma mère me demande :

-Qui est cette Autre assise à côté de toi ?

Je lui réponds de ma voix qui se veut la plus calme :

-Mais Maman ! Il n’y a que nous deux !

A moins que… ma mère ne voie une véritable amie d’âme, invisible pour moi qui me sens seule parfois…

Ma mère me donne des nouvelles de ses parents qui ont, paraît-il, loué un studio dans la grande avenue et font leurs courses tous les jours dans la petite épicerie qui n’est qu’à quelques pas d’ici.

Oui, ils sont bien revenus de l’au-delà, plus jeunes qu’autrefois.

Si tu le veux bien , on organisera un déjeuner dimanche prochain, puisque ce sera Pâques.

Tu pourras te libérer, j’espère… Il faut que je prévoie le menu. Et si je faisais un soufflé aux pommes de terre ? Après, on partira pour une promenade…

On est le quatre août mais peu importe. Claire et Pierre s’annoncent à notre porte dès la première note de cloche.

Ma mère s’inquiète de savoir si l’arbre sur la place du village de son enfance a dépassé les tuiles de sa maison.

Puis, elle se plaint que ses ongles sont trop longs.

Alors, je les lui coupe.

On est tranquille. Ils peuvent repousser au rythme monotone des jours

pendant que la mémoire gambade dans un autre temps

où les morts sont bien vivants.

Géraldine Andrée

Publié dans Poésie

Personne

Personne ne peut prolonger
la lueur d’une luciole d’un ver luisant
d’une flamme de bougie
d’un météore dans le soir

Personne n’a ce pouvoir
Mais il demeure
la mémoire
pour témoigner

qu’une telle lueur
a existé
dans une nuit
comme celle-ci

Géraldine Andrée