Publié dans C'est la Vie !, Créavie, Le livre de vie, Parlez ! Je vous écoute !, Récit de Vie

L’autobiographie thérapeutique

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie, Journal de mon jardin, L'alphabet de l'herbe, Le temps de l'écriture, Un troublant été

Écrire dans l’herbe

Écrire
dans l’herbe,
ce n’est, certes,
pas confortable.
Cela te picote
les jambes.

Il te faut souvent,
dans l’élan
d’une phrase,
te résoudre
à changer
de position,

pour t’asseoir
provisoirement
en tailleur
au milieu
des bourdonnements
du soleil.

Mais quel bonheur
quand la lueur
un peu follette
d’un papillon
volette
sur ta page…

Quelle surprise, aussi,
quand une minuscule
fourmi
déambule
dans la fourmilière
de ton récit !

Tu sais, alors,
que tu ne cueilles
aucun mot
par hasard
et qu’il en est
de la volonté

du Ciel
que ta feuille
soit placée
tout près
de cette feuille
de trèfle…

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie, L'alphabet de l'herbe, Poésie, Poésie-thérapie

À quoi peut donc bien servir la poésie ?

La poésie sert à
*Vivre ses rêves
*Trouver son pays intérieur
*Se réchauffer à la lampe des mots
*Créer pour les autres et soi-même un ciel étoilé sur cette terre
*Faire de chaque message un oiseau porteur de bonnes nouvelles
*Suivre son chemin unique au rythme d’un vers
*Consteller sa fenêtre de flocons d’or
*Enjamber plus légèrement les obstacles, peines et deuils
*Parcourir sans se lasser le sentier d’un poème
*Et y découvrir toujours une aile, une lueur, une feuille
qui mènent à une autre aurore

Géraldine Andrée

Poésie, éternelle saison des mots éclos

Publié dans Cahier du matin, Créavie, Journal de la lumière, Le temps de l'écriture

Voyage

J’écris
pour le pur
plaisir
du mouvement
qui va

du silence
au bleu
de plus
en plus
intense

Géraldine Andrée

Publié dans Ecrire pour autrui, histoire, Le cahier de la vie, Le livre de vie, Le temps de l'écriture, Récit de Vie

L’art du détail dans la biographie

Publié dans Créavie, Le cahier Blueday, Le cahier de la vie, Le livre de vie, Le temps de l'écriture, Récit de Vie

Voyage

J’écris,
c’est-à-dire
que je suis
le murmure
de ma vie
et lorsque j’arrive
de l’autre côté
de la page
et que je place
à la fin
de ma toute
dernière phrase
mon point
de couleur
en guise
d’ultime
lueur,
je sais
que j’ai atteint
l’au-delà
de tout ce qu’il m’était possible
de dire.

Géraldine Andrée

Publié dans musique, Poésie

Sans titre

Pendant que cuit
le riz,
j’écris
un poème.

La poésie,
ce sont des mots
qui crépitent
dans le temps.

Géraldine Andrée

Publié dans C'est ma vie !, Créavie, Journal de la lumière, Le cahier de mon âme, Le livre de vie, Le temps de l'écriture, Poésie-thérapie

Le retour

Dans ma chambre
d’hôtel
aux murs bruns
et anonymes,

j’ouvre
mon cahier intime,
blanc
comme les lueurs

du lilas
au printemps,
et les lampes
des mots

s’allument
lorsque j’entre
dans mon âme
qui s’exclame :

Te voilà !

Géraldine Andrée

Publié dans Cahier du matin, Collections de l'esprit, Journal de la lumière, Journal de mon jardin, Journal de silence, L'alphabet de l'herbe, Le cahier de la vie, Le temps de l'écriture, Poésie, Poésie-thérapie, Un troublant été

L’aurore du cahier

Je garderai
de mes promenades
du feu été
ces feuilles

toutes baignées
de rosée
qui entraîna
l’encre

dans sa trace
pour créer
en chaque mot
des fleurs

débordant
sur le silence.

Géraldine Andrée

Publié dans Un cahier blanc pour mon deuil, Un troublant été

L’encre du dernier été

C’était le dernier été.
Mais je ne le savais pas encore.
J’ai voulu acheter des cartouches d’encre.
Tu as souhaité m’accompagner.

J’entends dans mon souvenir
l’écho de tes pas
accompagnant les miens
jusqu’à la papeterie.

J’ai acheté une dizaine de cartouches.
La lumière douce
d’une fin d’après-midi d’août
se posait sur ta nuque.

Quelques semaines après,
sans que tes pas
ne fassent
le moindre bruit,

tu es parti
par une nuit de novembre.
Pendant longtemps,
j’ai hésité à écrire

avec les cartouches d’encre
du dernier été
où tu étais présent.
C’est comme si

de phrase en phrase,
je te laissais t’en aller
au large
de ma page.

Ce n’est qu’en janvier,
au temps du givre,
que j’ai commencé à écrire
Un cahier blanc pour mon deuil

avec l’encre
de cet été deux mille dix-huit.
J’ai découvert, alors,
au fil de mes jours

que tu ne t’éloignais pas
mais que l’écho
de tes pas
devenait des poèmes

et que chaque mot
tracé avec cette encre
achetée en ta compagnie
se faisait le témoin

du fait que tu étais toujours
en chemin
avec moi,
jusqu’à l’éclat

du prochain point.

Géraldine Andrée