Publié dans C'est la Vie !, C'est ma vie !, Créavie, Journal de la lumière, Journal de silence, Poésie, Poésie-thérapie

Mon entourage

Lorsqu’il n’y a plus personne,
je m’entoure de mots
tels que « jardin », « lumière »,
« beauté », « source »,
« enfance »,
des mots qui éclairent
mon regard
quand ils voyagent
de la page
à mes lèvres,
des mots
dont le murmure
précède
le poème
et qui deviennent
enluminure
du silence.

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie, Dialogue avec ma page, Poésie-thérapie

La page blanche

J’aime
la page blanche
car je me demande
ce qu’elle s’apprête

à me révéler
si j’avance
en toute
confiance

et si je disperse
par ma trace
sa vierge
présence :

quelle pervenche,
quelle souche
quelle racine
peuvent apparaître ?

Peut-être
qu’elle cache
quelques
graines

pour les futures
semences…
Alors,
je prends note

des possibles
de la page
blanche
et j’en fais un poème

pour le jour
où je sentirai
que l’inspiration
est absente.

Géraldine Andrée

Publié dans Poésie, Poésie-thérapie, Un cahier blanc pour mon deuil

Tu n’as pas disparu

Tu n’as pas disparu
cachée que tu es
entre deux mots
d’un poème

serpolet
et verveine
là juste
sous la virgule

qui luit
telle une aile
minuscule
au soleil

Géraldine Andrée

Publié dans L'alphabet de l'herbe, Poésie-thérapie

Sans titre

Je veux disparaître
dans un poème
de Claude Roy
où bat
à bas bruit
à fleur
d’herbe
et de limon
juste
à l’instant
où apparaît
la première
note
de la source
le cœur
inaltérable
du monde

Géraldine Andrée

Publié dans Poésie, Poésie-thérapie

Le plus beau poème

Le plus beau poème
est celui qui me comprend
à travers le temps

Géraldine Andrée

Publié dans Journal de silence, L'alphabet de l'herbe, Poésie, Poésie-thérapie

Le pays

Je rêve d’un pays où je pourrais déposer mes bagages et me dire :

Je suis.

Un pays de vérité où mon reflet dans l’eau serait fidèle à moi-même ;
Un pays où seul le silence me ferait exister ;
Un pays où j’aurais conscience que le moindre brin d’herbe, le moindre fétu bougent sous mon souffle ;
Un pays où la terre accueillerait mes pas après la pluie.

Il me semble retrouver ce pays quand j’écris.

Le temps d’une phrase, d’une page,
le temps m’oublie.
Je vis sur une rive loin du monde.

Mais l’autre vie m’appelle.
Il me faut effectuer la traversée à l’envers,
sortir de ma maison, de moi-même,
quitter du regard ma lueur de plus en plus lointaine
pour marcher dans les lumières de la ville.

Et de ce pays quitté
je garde le souvenir d’un sentier
que je fais poème
afin d’y revenir
quand je me sens étrangère
là où je suis.

Géraldine Andrée

Publié dans Journal de la lumière, Poésie, Poésie-thérapie

Couvre-feu

Le feu palpite
en chaque mot
de poésie

que certains tentent
de cacher
dans la nuit

Mais le feu couve
le feu persiste
frêle lueur d’or

qui nous fait signe
pour que chacun existe
jusqu’à l’aurore

Géraldine Andrée

Publié dans Poésie-thérapie, Un cahier blanc pour mon deuil

Elle me dit

Elle me dit
J’ai peur
de ne pas avoir le temps
d’achever ma phrase.
Je n’ai pas le souffle
assez grand.

Et je lui réponds
que ce n’est pas grave.
Nous laisserons
des points de suspension
qui ressemblent
aux trois lueurs

qui tremblent
encore un instant
dans l’air blanc
quand
le papillon
s’envole

vers le jour le plus haut
après avoir rencontré
les fleurs…

Géraldine Andrée

Publié dans Grapho-thérapie, Journal de la lumière, Méditations pour un rêve, Poésie, Poésie-thérapie

Sans titre

Que dans l’encre bleutée
de ton nom
qui achève
ta longue lettre

soit gardé
tout le ciel d’été
qui apparaissait
à ta fenêtre

Géraldine Andrée

Publié dans L'alphabet de l'herbe, Poésie, Poésie-thérapie

Du frêle souffle

Du frêle
souffle

se détache
le mot

Feuille

que je destine
au ciel

Géraldine Andrée