Venez découvrir ma nouvelle formation en ligne J’écris ma vie :
https://lencreaufildesjours.learnybox.com/jecris-ma-vie-pour-en-etre-lauteur/
Géraldine Andrée

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Géraldine Andrée

Au cœur de l’été,
en cette actualité tourmentée,
concentrez-vous sur la beauté
d’un paysage, d’une musique, d’un tableau,
d’un livre, d’un animal…
Et surtout, écrivez…
Journal créatif, bullet-journal,
biographies, récits…
Ouvrez votre cahier
pour conduire votre vie
au lieu de laisser la vie vous conduire,
et retrouvez ainsi le fil
qui vous mènera
vers votre vérité.
À bientôt
pour d’autres mots !
Géraldine Andrée

Je détestais mes livres de mathématiques, d’histoire-géographie, de sciences physiques.
Mais j’adorais d’autres livres, des romans.
Je me souviens d’avoir lu tous les livres de la Bibliothèque verte que j’empruntais sous la lumière jaune pâle de la bibliothèque municipale. Je rentrais le soir avec un livre dont les pages un peu rousses fleuraient bon la vieille encre d’imprimerie.
Le lendemain, malgré le froid et le temps qui tournait à la pluie, à l’écart de la cour de récréation, je m’asseyais sur une marche en béton et je commençais mon livre avec délectation. Mon héros ou mon héroïne me faisait signe et je partais en voyage dans une autre vie.
Les cris de la cour parvenaient à mes oreilles comme d’une rive lointaine. On ne me regardait plus. Enfin, j’étais absente.
Je ne supportais pas mes camarades de classe. Je les trouvais méchantes et arrogantes. Et elles me jugeaient étrange, voire « anormale ». Mais je m’étais fait d’autres amis dont je comprenais les sentiments et les aventures, dont les épreuves se mêlaient aux miennes. C’étaient souvent des enfants mal aimés. Et il me semblait qu’eux aussi savaient qui j’étais. Au détour d’une ligne, on se rencontrait, on se reconnaissait. Chaque page devenait un carrefour où le destin organisait nos rencontres d’âme.
Plus personne ne me faisait la morale ou ne prétendait avoir raison. Et des orphelins comme Rémi, Cosette, Heidi devenaient ma famille. Tous nous étions en chemin.
Dans ces romans, je me sentais vivante.
Je me souviens avoir acquis bien plus de connaissances lors de ces récréations consacrées à la lecture que dans les livres de mathématiques, d’histoire-géographie, de sciences physiques.
Je faisais l’expérience de ma vérité à travers le regard d’un enfant de papier.
Géraldine Andrée
Extrait de mon récit de vie
La Dernière
Cahier mauve lilas,
cahier rose forsythia,
cahier vert sauge,
cahier bleu menthe…
J’ai bien assez de feuilles
pour tout un été.
Géraldine Andrée
Mot après mot
je fais plus qu’écrire
je vis
car je sais
que le dernier mot
de chaque jour
annonce
l’aurore
Géraldine Andrée
Dans un recueil
de poèmes
de Chine
je cherche
avant le sommeil
un seul
mot
qui me fasse signe
plus que tout
autre
et c’est
Émeraude
qui accroche
des étincelles
de feuilles
au silence
de ma chambre
enclose
comme si c’était
une tonnelle
depuis celle
où se repose
le poète
de la dynastie Min
Han Wo
après avoir fait
du ciel jaune
de son parchemin
le messager
d’un poème
de cinq lignes
dont voici
la fin ultime
Je m’endors
sous la tonnelle de roses rouges
près des bananiers émeraude
Géraldine Andrée
Mon livre sur l’écriture de vie,
pour se sentir pleinement vivant :