Le platane de ton enfance
flamboie encore
à la fenêtre de ton feuillet
encadré d’or
Géraldine Andrée
Le platane de ton enfance
flamboie encore
à la fenêtre de ton feuillet
encadré d’or
Géraldine Andrée
Écrivez cette simple question en haut de votre page :
Qui suis-je ?
Nous l’avons vu, vous êtes bien plus que ce que les gens disent de vous. Les sagesses ésotériques enseignent que nous venons tous de la Lumière, que, selon les mots de Teilhard de Chardin, nous sommes un esprit “venant faire une expérience humaine” dans cette matière terrestre qu’est le corps.
Autrement dit, notre nom, notre visage, notre métier, notre entourage sont éphémères. Nous passons en tant qu’esprits à travers eux pour rejoindre ensuite une vibration immense.
Il est peut-être temps de trouver notre essence…
“Je suis la nuit qui porte toutes les étoiles. Une seule brille en moi, plus intensément que toutes les autres. C’est l’étoile de ma naissance. Elle m’indique le chemin à suivre ; le chemin à vivre.”
“Je suis libre comme un fétu voguant dans le vent.”
Voilà. C’est Vous. Votre plume vous a défini de manière plus large que la définition courante que vous vous donnez et que les autres vous donnent.
Et vous voilà parti pour un autre voyage.
Géraldine Andrée
Extrait de mon livre J’écris ma vie
le ciel
d’une page
dont je suis
la fenêtre.
Géraldine Andrée
Ce jour qui était écrit
est arrivé.
La valise est prête.
Dedans, ont été rangés
la robe de printemps
au col ouvert
comme une corolle,
le maillot de bain
bleu uni
en une seule pièce,
la collection de barrettes,
un sachet de sucettes
multicolores,
Le Petit Prince
de Saint-Exupéry,
du papier à dessin,
des feutres
et la poupée Annie.
Mon enfance s’en va
pour des vacances
qui dureront
toute une vie.
Mais mon enfance
me dit :
« Je t’écrirai des lettres
où je te raconterai
comment j’ai sauté
dans la vague,
comment j’ai accroché
toutes mes barrettes,
tels des papillons,
sur mes mèches
de soleil,
comment j’ai partagé
mes sucettes
avec une amie
plus petite
que moi,
comment j’ai maquillé
avec mes feutres
le visage d’Annie
pour les noces
de l’astre
et de la rose
et comment ma robe
en corolle
annonce
d’autres
métamorphoses.
Ces lettres,
je te les enverrai
pendant toute
ton existence
pour que tu n’oublies pas
que j’existe,
pour que tu saches,
malgré les épreuves,
comment vivre
et pour que tu en fasses
un grand livre
de dons
et de grâces
dédié au jour
ultime. »
Géraldine Andrée
Entre deux phrases,
décris la couleur du ciel.
Dans l’espace
entre le point et la majuscule
ou entre deux paragraphes,
dépose une touche
de ciel avec ta main.
Entre deux phrases
qui t’emmènent loin,
n’oublie pas de garder
un peu de ciel
pour Demain.
Je souhaite à tous ceux qui passeront ici un beau Noël,
d’abord fête spirituelle.
Gardons espoir
dans le noir.
https://lencreaufildesjours.com/ vous dit
À l’année prochaine pour de nouveaux récits de Vie !
Géraldine Andrée

Tu t’assois à ta table pour écrire un poème, un poème que tu souhaites idéal, avec le juste rythme, la métaphore pertinente, l’assonance réussie. Tu rêves de ce poème comme d’un bijou étincelant.
Mais tu ne parviens pas à le ciseler, à lui donner la forme parfaite.
Alors, sors. Va te promener. Saute sur les cailloux irréguliers. Penche-toi sur les fleurs de la roseraie qui n’ont entre elles aucune corolle jumelle. Contemple l’entortillement d’un ver de terre à ton pied. Accepte que le balancement de la brise entre deux feuilles soit imprévisible.
Fais du chemin que tu prends
un poème vivant.
Géraldine Andrée
Je me plonge dans l’écriture comme dans la mer. Je me laisse porter par son mouvement et bercer par son souffle qui contient toute une myriade de gouttes constellant l’azur blanc. Je me détache du rivage. J’ai franchi ainsi la marge du monde qui me sépare de l’infini.
Bien sûr, je sais que je reviendrai de cette paisible nage. Et lorsque je m’en retournerai vers le sable avec la même légèreté que celle qui dépose la conscience sur le papier, je suivrai du regard les phrases que les vagues ont tracées – syntaxe éphémère, vite effacée dans la lumière.
Et je serai fière de m’être avancée jusqu’aux plus lointaines lisières de moi-même, fière d’avoir été cette mer inscrivant son voyage dans ma mémoire.
Géraldine Andrée
Nul ne peut effacer
Ton Nom
car Il est telle
l’étoile
qui réapparaît
plus brillante
que jamais
entre les brumes
qui ne la voilent
que pour un instant
Et même si beaucoup
oublient
de prononcer
Ton Nom
je sais qu’Il existe
car Il métamorphose
le silence
en lueur
dès qu’Il affleure
mes lèvres
Géraldine Andrée

L’eau fait
de chaque brin d’herbe
un délié
de chaque branche
emportée
par son mouvement
un long phrasé
Elle accroche
à la page
de sable
un alphabet
réservé
aux seuls
initiés
que sont
les oiseaux
et les méandres
qu’elle trace
avec du vert
aux marges
de la terre
sont des pleins
sur lesquels
s’attarde
le soleil
L’eau constelle
les bords
du ciel
blanc
de virgules
d’or
que l’on confond
à tort
avec
des étincelles
Non loin
de la grande
ville
où les hommes
se croient
éternels
l’eau
écrit
notre passage
dans le temps
Géraldine Andrée
